RAMBEAU FRÉDÉRIC, Immanence et subjectivité

2020-2021 — Semestre 2
Mardi 12h-15h
Master ouvert Licence

RAMBEAU FRÉDÉRIC
Immanence et subjectivité

Quelles ont-été les implications pour le statut de la subjectivité de l’opposition entre immanence et transcendance, qui a marqué les partages de la philosophie contemporaine ? La critique de toute transcendance et l’affirmation d’une immanence absolue ont-elles, en destituant les caractéristiques du sujet traditionnel (la réflexivité et l’identité), effacé la différence entre le sujet humain et les autres étants ? Inversement, est-ce seulement par une pensée de la transcendance que peuvent être (ré)affirmées la différence et l’irréductibilité du sujet à la dimension immanente de l’être ? On verra comment le vertige de l’immanence provient, différemment, dans l’ontologie deleuzienne, dans l’archéologie foucaldienne ou dans la psychanalyse lacanienne, de l’inscription du point de vue dans la chose, l’objet ou le cas. Le sujet ne peut plus être reconnu comme le « pour soi » et, réciproquement, l’être ne peut plus être pensé comme l’en soi identique à lui-même. C’est dans la coupure de l’en soi ou dans sa différence d’avec lui-même, qui en font non plus une chose mais un signe, que peut se repérer ce qu’il en est du sujet.

Indications bibliographiques :

  • Gilles Deleuze, Différence et Répétition, Puf, 1968
  • Gilles Deleuze et Félix Guattari, Qu’est-ce que la philosophie ?, Minuit, 1991
  • Michel Foucault, Les mots et les choses, Gallimard, 1966
  • Michel Foucault, L’archéologie du savoir, Gallimard, 1969
  • Jacques Lacan, « La relation d’objet », Le Séminaire, Livre IV, 1994
  • Jacques Lacan, « Les quatre concepts fondamentaux de la psychanalyse », Le Séminaire, Livre XI, 1973