Colloque international. Les scènes de Jacques Rancière. 15-17 oct. 2026
Colloque international
Les scènes de Jacques Rancière
15, 16 et 17 octobre 2026
Les scènes de Jacques Rancière
15, 16 et 17 octobre 2026
1ère journée, 9h30-18h | La Fabrique de la flèche – Inscription
6 allée des 6 chapelles, 93200 Saint-Denis
2ème journée, 9h30-17h30 | Institut d’Études Avancées – Inscription
17 quai d’Anjou, 75004 Paris
3ème journée, 9h30-18h | Université Paris 1 Panthéon Sorbonne – Inscription
12 place du Panthéon, 75005 Paris
6 allée des 6 chapelles, 93200 Saint-Denis
2ème journée, 9h30-17h30 | Institut d’Études Avancées – Inscription
17 quai d’Anjou, 75004 Paris
3ème journée, 9h30-18h | Université Paris 1 Panthéon Sorbonne – Inscription
12 place du Panthéon, 75005 Paris
L’entrée au colloque est libre, mais l’inscription préalable est nécessaire pour chacune des trois journées.
Organisation : Judith Revel (ISJPS/IUF, Paris 1), Fabienne Brugère (LLCP, Paris 8), Dork Zabunyan (ESTCA, Paris 8)
Argumentaire :
L’idée de consacrer un colloque à Jacques Rancière, figure majeure de la pensée française contemporaine, nous accompagne depuis longtemps, elle est un sujet d’échanges continués avec le philosophe, qui a accepté d’en être et de nous accompagner dans la construction de ces trois journées.
Notre souci premier a été de ne pas concevoir ces journées comme l’érection d’un “monument” : le travail de Rancière nous semblait en effet, plus que tout autre, l’opposé de toute logique auto-célébratoire. De la même manière, une approche exclusivement académique, ne saisissant l’intensité de ce travail qu’à partir de sa réinsertion dans le grand paysage de la philosophie française contemporaine de la seconde moitié du XXe siècle et du premier quart du XXIe siècle, faisait courir le danger d’effacer les tensions et les enjeux politiques qui n’ont jamais cessé d’en sous-tendre et d’en nourrir la réflexion.
Nous sommes donc parties de la volonté d’organiser autre chose : déployer des "scènes" - terme ranciérien s’il en est - et décliner celles-ci de manière à ne pas partager artificiellement plus d’un demi-siècle de travaux en des "moments" distincts, mais restituer au contraire toute une série d’empiètements dont les travaux de Jacques Rancière témoignent à leur façon.
Nous avons par conséquent décidé de proposer aux intervenants une seule et unique contrainte de départ : lire Rancière à partir de /à la lumière de la définition que celui-ci donne précisément de ce que c’est qu’une "scène".
En guise de point de départ, deux citations – il y en aurait sans doute d’autres, mais celles-ci nous sont chères :
« La scène n’est pas l’illustration d’une idée. Elle est une petite machine optique qui nous montre la pensée occupée à tisser les liens unissant des perceptions, des affects, des noms et des idées, à constituer la communauté sensible que ces liens tissent et la communauté intellectuelle qui rend le tissage pensable » – Aisthesis. Scènes du régime esthétique de l’art, Galilée, 2011.
« La Nuit des prolétaires était déjà faite de scènes : un regard à travers la fenêtre, une rencontre manquée entre deux personnes, le récit d’un dimanche à la campagne qui témoignent en même temps de la réalité matérielle d’une séparation des formes d’expérience et de l’effort pour la transgresser, pour entrer dans un autre monde en reconfigurant un univers sensible. La scène est l’opérateur qui permet de comprendre un monde à partir du conflit sur ce bord qui sépare ce qui est dedans et ce qui est dehors, ce qui "existe" de ce qui "n’existe pas", ce qui fait sens de ce qui ne le fait pas » – Critique, n° 881, 2020/10 : « Jacques Rancière. Scènes des temps modernes », entretien avec F. Brugère.
Les participantes et les participants ont, toutes et tous, accepté la règle du jeu.
Notre souci premier a été de ne pas concevoir ces journées comme l’érection d’un “monument” : le travail de Rancière nous semblait en effet, plus que tout autre, l’opposé de toute logique auto-célébratoire. De la même manière, une approche exclusivement académique, ne saisissant l’intensité de ce travail qu’à partir de sa réinsertion dans le grand paysage de la philosophie française contemporaine de la seconde moitié du XXe siècle et du premier quart du XXIe siècle, faisait courir le danger d’effacer les tensions et les enjeux politiques qui n’ont jamais cessé d’en sous-tendre et d’en nourrir la réflexion.
Nous sommes donc parties de la volonté d’organiser autre chose : déployer des "scènes" - terme ranciérien s’il en est - et décliner celles-ci de manière à ne pas partager artificiellement plus d’un demi-siècle de travaux en des "moments" distincts, mais restituer au contraire toute une série d’empiètements dont les travaux de Jacques Rancière témoignent à leur façon.
Nous avons par conséquent décidé de proposer aux intervenants une seule et unique contrainte de départ : lire Rancière à partir de /à la lumière de la définition que celui-ci donne précisément de ce que c’est qu’une "scène".
En guise de point de départ, deux citations – il y en aurait sans doute d’autres, mais celles-ci nous sont chères :
« La scène n’est pas l’illustration d’une idée. Elle est une petite machine optique qui nous montre la pensée occupée à tisser les liens unissant des perceptions, des affects, des noms et des idées, à constituer la communauté sensible que ces liens tissent et la communauté intellectuelle qui rend le tissage pensable » – Aisthesis. Scènes du régime esthétique de l’art, Galilée, 2011.
« La Nuit des prolétaires était déjà faite de scènes : un regard à travers la fenêtre, une rencontre manquée entre deux personnes, le récit d’un dimanche à la campagne qui témoignent en même temps de la réalité matérielle d’une séparation des formes d’expérience et de l’effort pour la transgresser, pour entrer dans un autre monde en reconfigurant un univers sensible. La scène est l’opérateur qui permet de comprendre un monde à partir du conflit sur ce bord qui sépare ce qui est dedans et ce qui est dehors, ce qui "existe" de ce qui "n’existe pas", ce qui fait sens de ce qui ne le fait pas » – Critique, n° 881, 2020/10 : « Jacques Rancière. Scènes des temps modernes », entretien avec F. Brugère.
Les participantes et les participants ont, toutes et tous, accepté la règle du jeu.
Programme
Jeudi 15 octobre 2026
La Fabrique de la flèche
6, Allée des Six Chapelles - Saint-Denis (métro ligne 13 : Saint-Denis Basilique)
La Fabrique de la flèche
6, Allée des Six Chapelles - Saint-Denis (métro ligne 13 : Saint-Denis Basilique)
Matin
9h30 Ouverture des portes
10h/10h30 Accueil, salutations, introduction
10h/10h30 Accueil, salutations, introduction
10h30/12h30 Table ronde n° 1 : Scènes de la vie indécise
- Stéphane Douailler : « Juste avant l’advenue d’un monde »
- Fabienne Brugère : « La scène de l’enfance dit-elle l’oisiveté ? »
- Bérénice Hamidi : « Recadrer la scène des violences sexuelles, reconfigurer le sensible et les imaginaires »
12h30-14h : pause déjeuner
Après-midi
14h/16h Table ronde n° 2 : De Rancière à Rancière
- Antonia Birnbaum : « Passer à une autre scène »
- Frédéric Rambeau : « Quitter la scène (Rancière au-delà de Rancière) »
- Geneviève Fraisse : « Les bords de scène »
16h00/16h15 : pause café
16h15/18h15 Table ronde n° 3 : Le voyage des images
- Sébastien Laoureux : « Les ambiguïtés critiques de la scène cinématographique »
- Dork Zabunyan : « La scène fraternelle : effraction, unanimisme, invention »
- Oana Serban : « Mettre en scène la frontière comme phrase-image : tisser le commun à partir de l’(in)visible »
18h30 : Cocktail au cinéma L’Écran
14, Passage de l’Aqueduc - 93200 Saint-Denis
14, Passage de l’Aqueduc - 93200 Saint-Denis
20h : Projection/discussion, avec Jacques Rancière, du film Cavalo Dinheiro (2014) de Pedro Costa
Vendredi 16 octobre 2026
Institut d’Etudes Avancées
Hôtel de Lauzun, 17 quai d’Anjou - 75004 Paris
(métros : ligne 7, Sully-Morland ou Pont-Marie ; ligne 1, Saint-Paul)
Institut d’Etudes Avancées
Hôtel de Lauzun, 17 quai d’Anjou - 75004 Paris
(métros : ligne 7, Sully-Morland ou Pont-Marie ; ligne 1, Saint-Paul)
Matin
9h30/11h30 Table ronde n° 4 : La scène contrariée
- Elie During : « Scènes et saynètes »
- Mathieu Potte-Bonneville : « De qui la mise en scène ? »
- Azucena G. Blanco : « Fragment, Genealogy, and Discontinuity : The Time of a Scene
11h30/11h45 : pause café
11h45/13h Présentation d’ouvrage
Samuel Hayat et Vianney Griffaton, éditeurs du livre Jacques Rancière, Le philosophe et l’archive. Dialogues sur l’histoire (avec les contributions de Déborah Cohen, Arlette Farge, Geneviève Fraisse et Michelle Perrot), Presses de Sciences Po, octobre 2026.
13h/14h : pause déjeuner
Après-midi
14h/16h Table ronde n° 5 : La scène et ses doubles
- Adama Ouattara-Sanz : « Scène de sujétion et d’émancipation. Une lecture croisée de Jacques Rancière et Saidiya Hartman »
- Elise Huchet : « « On la distingue à peine cette petite silhouette qui jette un coup d’œil par la fenêtre du deuxième étage » : regards fugitifs et contre-régimes de visibilité chez Saidiya Hartman »
- Lorena Souyris : « La scène comme configuration du sensible : Jacques Rancière et la "scène avancée" de Nelly Richard »
16h/16h15 : pause café
16h15/18h15 Table ronde n° 6 : La scène : une promesse ?
- Georges Didi-Huberman : « Prendre position »
- Bernard Aspe : « La scène et la vraie vie »
- Laurent Jeanpierre : « L’Eden et son double. Scènes de la nature et du communisme en Icarie »
Samedi 17 octobre 2026
Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, campus Lourcine, salle 13
1, rue de la Glacière - 75013 Paris (métro : Gobelins, ou RER Port-Royal)
Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, campus Lourcine, salle 13
1, rue de la Glacière - 75013 Paris (métro : Gobelins, ou RER Port-Royal)
10h/12h15 Table ronde n° 7 : Scènes d’ici et d’ailleurs
- Pedro Hussak : « La scène transculturelle : le régime esthétique à l’épreuve de l’anthropologie »
- Alfredo Sanchez : « Ecrire le présent par scènes : la chronique chez Rancière et dans le journalisme narratif latino-américain »
- Hervé Nicolle : « Donc elles doivent rester ». Scènes ordinaires de résistance dans deux zones économiques spéciales éthiopiennes
- Anders Fjeld : « Vitalités porcines. La présupposition d’égalité et les cochons de Porkopolis »
12h15/13h45 : pause déjeuner
Après-midi
13h30/15h45 Table ronde n° 8 : L’appel du hors-lieu
- Judith Revel : « Des êtres à qui plusieurs vies seraient dues : scènes d’altération »
- Alison Bouffet : « Troubler le spectacle de la frontière. Une lecture esthétique et affective des luttes des étrangers »
- Sandra Laugier : « Entrée en scène : Omar dans The Wire »
15h45/16h : pause café
16h : Conférence finale, Jacques Rancière
Participants :
Bernard Aspe (Collège International de Philosophie)
Antonia Birnbaum (Université Paris 8, LLCP)
Azucena G. Blanco (Université de Grenade, Espagne)
Fabienne Brugère (Université Paris 8, LLCP)
Alison Bouffet (Université Paris Cité)
Georges Didi-Huberman (EHESS)
Elise Domenach (Ecole Nationale Supérieure Louis Lumière)
Stéphane Douailler (Université Paris 8, LLCP)
Elie During (Université Paris Nanterre, IRePh)
Anders Fjeld (Kulturakademiet, Norvège)
Geneviève Fraisse (CNRS, CRAL-EHESS)
Bérénice Hamidi (Université Lyon 2)
Elise Huchet (Université Paris Cité)
Pedro Hussak (Université Fédérale Rurale de Rio de Janeiro, Brésil)
Laurent Jeanpierre (Université Paris 1, CESSP)
Sébastien Laoureux (Université de Namur, Belgique)
Sandra Laugier (Université Paris 1, ISJPS)
Yingni Li (doctorante, Université Paris 8, LLCP)
Hervé Nicolle (doctorant, Université Paris 1, ISJPS)
Lorena Souyris Oporto (Université Paris 8, LLCP)
Adama Ouattara-Sanz (doctorant, Université Paris Nanterre, Sophiapol)
Mathieu Potte-Bonneville (Centre Pompidou/ENS Lyon)
Jacques Rancière (Université Paris 8, LLCP)
Judith Revel (Université Paris 1, ISJPS)
Alfredo Sanchez (post-doc Université Paris 8, LLCP)
Oana Serban (Université de Bucarest, Roumanie)
Lorena Souyris Oportot (Université de Rio de Janeiro, Brésil)
Bernd Stiegler (Université de Constance, Allemagne)
Dork Zabunyan (Université Paris 8, ESTCA)
Bernard Aspe (Collège International de Philosophie)
Antonia Birnbaum (Université Paris 8, LLCP)
Azucena G. Blanco (Université de Grenade, Espagne)
Fabienne Brugère (Université Paris 8, LLCP)
Alison Bouffet (Université Paris Cité)
Georges Didi-Huberman (EHESS)
Elise Domenach (Ecole Nationale Supérieure Louis Lumière)
Stéphane Douailler (Université Paris 8, LLCP)
Elie During (Université Paris Nanterre, IRePh)
Anders Fjeld (Kulturakademiet, Norvège)
Geneviève Fraisse (CNRS, CRAL-EHESS)
Bérénice Hamidi (Université Lyon 2)
Elise Huchet (Université Paris Cité)
Pedro Hussak (Université Fédérale Rurale de Rio de Janeiro, Brésil)
Laurent Jeanpierre (Université Paris 1, CESSP)
Sébastien Laoureux (Université de Namur, Belgique)
Sandra Laugier (Université Paris 1, ISJPS)
Yingni Li (doctorante, Université Paris 8, LLCP)
Hervé Nicolle (doctorant, Université Paris 1, ISJPS)
Lorena Souyris Oporto (Université Paris 8, LLCP)
Adama Ouattara-Sanz (doctorant, Université Paris Nanterre, Sophiapol)
Mathieu Potte-Bonneville (Centre Pompidou/ENS Lyon)
Jacques Rancière (Université Paris 8, LLCP)
Judith Revel (Université Paris 1, ISJPS)
Alfredo Sanchez (post-doc Université Paris 8, LLCP)
Oana Serban (Université de Bucarest, Roumanie)
Lorena Souyris Oportot (Université de Rio de Janeiro, Brésil)
Bernd Stiegler (Université de Constance, Allemagne)
Dork Zabunyan (Université Paris 8, ESTCA)
