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    MASTER PHILOSOPHIE - PARCOURS « ESPACE CARAÏBE : ARTS, LITTÉRATURES, PHILOSOPHIE »

    FORMATION EN DOUBLE DIPLOMATION AVEC L’ENS D’HAÏTI 

     

     

    PROGRAMME 2016-2017

     

    Un conflit au sein des structures d’enseignement du pays a affecté directement ou solidairement plusieurs séminaires du programme

     

    1-8 mars : Madame Christiane Ndiaye

    Professeure à l’Université de Montréal, U.E. Littératures française et francophones

     

    12-18 mars : Madame Martine Mathieu-Job (mission qui a dû être reportée)

    Professeure à l’Université Bordeaux 3, U.E. Littérature générale et comparée

     

    20-25 mars, Madame Darline Alexis (cours déplacé à l’automne 2017)

    Enseignante à l’ENS d’Haïti, U.E. Épistémologies de la culture

     

    03-08 avril, Monsieur Orazio Irrera (mission qui a dû être reportée)

    MCF Université Paris 8, U.E. Philosophie et réceptions critiques du présent

     

    10-15 avril, Monsieur Gabriel Monette

    Université de Montréal, UE Philosophie et réceptions critiques du présent

     

    17-22 avril, Monsieur Claude Calixte (cours déplacé à l’automne 2017)

    Dr. Enseignant à l’ENS d’Haïti, U.E. Philosophie générale et contemporaine

     

    01-06 mai, Monsieur Odonel Pierre-Louis (cours déplacé à l’automne 2017)

    Dr. Enseignant à l’ENS d’Haïti, U.E. Logiques sociales et inventions politiques du contemporain

     

    15-20 mai, Monsieur Mathias Verger (mission qui a dû être reportée)

    MCF Université Paris 8, U.E. Théorie littéraire

     

    29 mai-03 juin, Monsieur Michael Rinn

    Professeur à l’Université de Bretagne Occidentale, U.E. Théorie littéraire

     

    07-13 juin, Atelier-laboratoire IDEFI-CréaTIC "Pédagogies de la trace : mémoires et traductions, avec Stéphane Douailler et Françoise Simasotchi-Brones (Professeurs à l’Université Paris 8), Antonia Garcia Castro (Chercheure et traductrice Buenos-Aires), Silvana Rabinovich (Professeure à l’Université nationale autonome de Mexico).

     

    19-24 juin, Monsieur Matthieu Renault (mission qui a dû être reportée)

    MCF Université Paris 8, U.E. Logiques sociales et inventions politiques du contemporain

     

    03-08 juillet, Madame Andrée-Anne Kekeh-Dika (mission qui a dû être reportée)

    MCF Université Paris 8, U.E. Littératures du monde

     

    09-16 juillet, Madame Nadia Yala Kisukidi (mission qui a dû être reportée)

    MCF Université Paris 8, U.E. Philosophie générale et contemporaine

     

    Annuel, Monsieur Thomas Rodrigue (cours déplacé à l’automne 2017)

    Enseignant à l’ENS d’Haïti, U.E. Philosophie et réceptions critiques du présent

     

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    DESCRIPTIFS

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    UNITÉ D’ENSEIGNEMENT « PHILOSOPHIE GÉNÉRALE ET HISTOIRE DE LA PENSÉE »

     

     E.C. : PHILOSOPHIE GÉNÉRALE ET CONTEMPORAINE  :

     

     

    Claude CALIXTE (ENS Port-au-Prince)

    claudecalixte509@yahoo.fr

    17-22 avril

     

     

    « Descartes et la tradition transcendantale. Enquête sur les conditions de possibilité d’une subjectivité cartésienne n’excluant pas le sensible »

     

     

    Ce séminaire s’inscrit dans la continuité de nos interrogations et recherches portant sur la réception transcendantale de la philosophie de Descartes. Nous traiterons du problème de la nature du sujet cartésien en contexte kantien et postkantien (notamment husserlien). Notre objectif est de critiquer les enseignements de la tradition transcendantale sur le sujet cartésien en mettant en relief la difficulté d’exclure la corporéité dans l’appréhension de ce dernier. Il s’agira de partir à la recherche d’un concept de sujet cartésien qui intègre la part du sensible. Or, c’est paradoxalement sur le terrain kantien, c’est-à-dire à la source « moderne » de la tradition transcendantale, que nous nous placerons pour mener cette recherche. Ainsi, après une brève définition de ce que nous entendons par la tradition transcendantale, nous présenterons un propos en trois étapes. La première opèrera un retour au corpus cartésien à la lumière de la critique kantienne des Paralogismes de la raison pure, de l’opposition entre le cogito kantien et le cogito cartésien. Chez Kant, nous chercherons non seulement un concept de sujet applicable à Descartes (puisqu’à notre connaissance, ce dernier n’a pas employé le terme de sujet au sens qu’il prend dans la modernité) mais aussi nous nous tacherons à relativiser certaines critiques et objections canoniques que ce philosophe adresse à Descartes. La seconde étape abordera le problème de la nature du sujet dans le cadre limite de la Seconde Méditations métaphysique, c’est-à-dire là où la tradition transcendantale (« idéaliste ») s’arrête ordinairement pour l’étudier et pour soutenir que le propos de Descartes implique une subjectivité pure, empiriquement neutre… Nous espérons montrer que loin d’être le lieu de la réponse définitive au problème de la nature du sujet, cette Méditation est le texte dans lequel le problème de la corporéité du sujet se pose avec la récurrence la plus remarquable. La troisième et la dernière étape propose en l’occurrence une lecture peu habituelle du doute cartésien en mettant au jour sa dimension pathétique, voire dramatique. Ces trois étapes entendront démontrer que la subjectivité cartésienne est originairement affectée, donc qu’il est problématique de la traiter de transcendantale.

     

    *****

     

    Nadia Yala KISUKIDI (Paris 8)

    yala.kisukidi@wanadoo.fr

    26 juin – 1er juillet

     

     

    « Religion et émancipation : reprendre le problème théologico-politique »

     

     

    Dans ce séminaire, il s’agira d’analyser un ensemble de propositions théoriques qui questionnent les conditions effectives de toute critique du politique. Nous nous concentrerons sur un ensemble de productions théoriques globales qui interrognet et démontent la figure du sujet libre hérité de la modernité européenne, dont l’autonomie est comprise sous les modes de l’autoréférentialité, de l’individualité et du sécularisme. Plus précisément il s’agira pour nous de saisir comment une critique du politique, invitant à la transformation de l’ordre social constitué, peut être effectuée depuis le lieu du religieux, voire du théologique. Un tel renversement inviterait, dès lors, à se décaler de toute une tradition de la pensée politique qui fait de la critique du religieux le point de départ d’une réflexion sur l’émancipation. Il inviterait également à reprendre le problème théologico-politique hors des cadres du débat sur la sécularisation tel qu’il s’est construit dans le monde germanique au XXème siècle (Löwith, Schmitt, Blumenberg). Ce séminaire analysera, dans un premier temps, tout un corpus de travaux critiques des christianismes. L’enjeu consistera à interroger, sur un plan épistémique, les conditions de toute critique et à mettre à l’épreuve une certaine compréhension philosophique de la « modernité ».

     

     

    Indications bibliographiques :

    Talal Asad, Formations of the secular. Christianity, Islam, Modernity, Stanford University Press 2003.

    Ernst Bloch, Thomas Münzer, théologien de la révolution, tr. fr. M. de Gandillac, ed. Les prairies ordinaires, 2012.

    James H. Cone, Black theology and black power, New-York, Orbisd Book, 1969

    Ludwig Feuerbach, L’essence du christianisme, tr. J.-P. Osier, Gallimard 1992

    Karl Marx, Contribution à la critique de la philosophie du droit de Hegel, Aubier-Montaigne 1971

    Carl Schmitt, Theologico-politique, tr. J.-L. Schlegel, Gallimard 1988

    Cornel West, Black prtophetic fire, dans Dialogue with Christa Buschendorff, Boston, Beacon Press, 2014.

     

     

    EC : ÉPISTÉMOLOGIES DE LA CULTURE  :

     

     

    Darline ALEXIS (ENS Port-au-Prince)

    darleen974@yahoo.fr

    20-25 mars

     

     

    « Lire les préfaces rédigées par Jean-Price-Mars »

     

     

    La pensée de Jean Price-Mars (1876-1969) a marqué de manière significative le paysage intellectuel haïtien du XXe siècle et a encore, de nos jours, une influence non négligeable par certains aspects. Politicien, diplomate, médecin, Price-Mars s’est d’abord imposé par ses prises de parole dans les lieux de pouvoir et, par la suite, grâce à sa bibliographie riche et diversifiée sur des thématiques relevant de l’Histoire, de l’Art et de l’Ethnologie. Paradoxalement, cet intellectuel prolifique n’a préfacé durant toute sa carrière que six textes : une pièce de théâtre, deux romans, une œuvre ethnographique et deux essais historiographiques. Un bien maigre bilan dans un milieu qui se caractérise singulièrement par son dynamisme intellectuel. Dans le cadre de ce séminaire, il sera question d’analyser cette partie spécifique des écrits de Price-Mars. Que disent ces préfaces des choix de l’Oncle ? Quelles perspectives le préfacier a-t-il ouvertes par sa lecture des œuvres soumises à son appréciation ? Comment s’insèrent-elles plus généralement dans ses réflexions ? Ce sont quelques-unes des questions qui serviront de balises à la réflexion proposée.

     

     

    Pour suivre ce séminaire, il est demandé de lire obligatoirement, en plus des préfaces, quatre des 6 œuvres préfacées par l’auteur.

     

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    1. Les lieux de pouvoir sont les bâtiments logeant les entités étatiques tel le parlement où Price-Mars a exercé la fonction de député de 1905 à 1908 et de sénateur à deux reprises 1930-1935 et 1941-1946. Mais ce sont aussi les espaces symboliques de manifestation de la connaissance comme les lieux de formation, écoles, universités ou encore les centres culturels. Les essais de Price-Mars qui compilés ont constitué ses œuvres phares sont pour la plupart des conférences prononcées dans des lieux de pouvoir symboliques de son époque. Voir à ce sujet l’article de Monnet, J. (1998), « La symbolique des lieux : pour une géographie des relations entre espace, pouvoir et identité », Cybergeo : European Journal of Geography [En ligne], Politique, Culture, Représentations, document 56, mis en ligne le 07 avril 1998, consulté le 15 septembre 2016. URL : http://cybergeo.revues.org/5316  ; DOI : 10.4000/cybergeo.5316

     

    2. Surnom généralement utilisé pour se référer à Price-Mars d’après son essai Ainsi parla l’Oncle.

     

     

     

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    UNITÉ D’ENSEIGNEMENT APPROCHES THÉORIQUES DU LITTÉRAIRE

     

    EC : THÉORIE LITTÉRAIRE

     

    Mathias VERGER (Université Paris 8)

    Mathias.Verger@univ-paris8.fr

    14-21 mai

     

     

    « Traduire Babel »

     

     

     Ce cours s’intéressera à l’histoire des différentes interprétations du mythe de Babel, à la traduction et aux circulations de cette fable d’origine de la diversité des langues. Tout à la fois mythe d’origine, mythe linguistique et mythe littéraire, Babel a suscité différentes lectures contradictoires, religieuses comme profanes, dans le champ littéraire comme dans différents discours de savoir, en fonction des contextes de réception et en raison des commentaires et des traductions extrêmement variables du texte biblique.

     

    La diversité des langues est-elle une malédiction, une bénédiction ou une chance ? Le lecture traditionnelle de Babel peut-elle s’inverser au point de devenir le lieu d’une réflexion et d’une mise en garde non plus contre la multiplicité des langues mais contre le désir d’une langue unique et le fantasme d’une langue originelle ? L’inachèvement de Babel peut aussi être interprété comme un événement heureux. Des récritures littéraires contemporaines de l’épisode biblique sont nombreuses à actualiser le sens du mythe babélien dans cette voie.

     

    Le cours comparera aussi le mythe babélien avec d’autres mythes d’origine des langues (mythes dogon, aborigène, amérindien, inca, grec, etc.) afin de pluraliser notre compréhension du rapport de l’homme au langage.

     

    En s’intéressant aux différentes traductions et interprétations possibles du mythe de Babel, ce cours proposera aussi une réflexion méthodologique propre à la discipline de la littérature comparée. Nous formulerons des hypothèses sur ce que tout texte peut « gagner » et non « perdre » en traduction, lorsque la diversité des idiomes devient une manière de penser le geste même de la lecture et de l’interprétation, et que la traduction fournit un modèle possible de méthode d’analyse critique et de commentaire.

     

     

    Bibliographie indicative : 

    Hubert BOST, Babel. Du texte au symbole, Genève, Labor et Fides, 1985.

    Jean-Marie HOMBERT (dir.), Aux origines des langues et du langage, Paris, Fayard, 2005.

    Sylvie PARIZET (dir.), Le Défi de Babel. Un mythe littéraire pour le XXIème siècle, Paris, Desjonquères, 2001.

    Olivier POT (dir.), Origines du langage. Une encyclopédie poétique, Paris, Seuil, 2007.

    Paul ZUMTHOR, Babel ou l’inachèvement, Paris, Seuil, 1997.

    Numéro de revue : « Traduire l’intraduisible », Archives de sciences sociales des religions, n°147, EHESS, juillet-septembre 2009.

     

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    Michael RINN, PhD Paris-Sorbonne (Université Bretagne Occidentale)

    michael.rinn@univ-brest.fr

    29 mai – 3 juin

     

     

    « Stylistique et sémiotique des récits »

     

     

    Le cours consiste à montrer comment analyser les effets de l’art dans les récits littéraires. Il s’agit de présenter différents modèles théoriques, dont la rhétorique, l’énonciation et les figures du discours. Je me réfère aux travaux de G. Molinié qui intègrent la stylistique à une sémiotique de la culture. M’appuyant sur les recherches de L. Hjelmslev et en référence aux travaux de R. Jakobson, E. Benveniste, M. Riffaterre et T. W. Adorno, j’aborde la question du style et de la construction du sens dans les récits comme une production discursive résultant d‘une rencontre entre un émetteur et un récepteur. La notion d’acte de discours artistique me paraît importante à transmettre car elle permet aux étudiants de mesurer la différence entre intentionnalité discursive et acceptabilité interprétative. Je m’attache à présenter les enjeux principaux d’une étude des signes linguistiques et des processus de signification dans les récits littéraires, selon Peirce et de Saussure. J’analyse également les folkloristes russes qui ont contribué à l’éclosion de l’Ecole sémiotique de Paris de Greimas dans les années 1970. Enfin, je présente les recherches actuelles de F. Fontanille (sémiotique littéraire), de F. Rastier (sémantique des textes), de J.-M. Adam (linguistique de textes) et de D. Maingueneau (analyse du discours).

     

    A l’aide d’exemples concrets, le but du cours consiste à discuter en classe différentes notions théoriques :

     

    Le régime de littérarité : Contrairement à la fonction poétique de R. Jakobson qui attache un caractère trop exclusif à l’objet artistique, le concept de régime de littérarité envisage le fonctionnement discursif du littéraire comme une activité sociale. La thèse soutenue est qu’il n’y a pas d’objet littéraire – artistique – donné, mais que tout discours peut être littérarisé dans des conditions particulières de réception.

     

    L’effet de l’art : La théorisation d’une réception artistique du discours littéraire après les régimes totalitaires qui ont traversé le XXème siècle soulève la question de la jouissance que procure l’effet de l’art. Dans le monde désenchanté d’aujourd’hui, cette notion de jouissance paraît liée à celle du deuil : le deuil de la jouissance. Interrogeant la notion de sentiment de connaissance développé dans la Poétique d’Aristote, la sémiotique actuelle prône une approche pluri-sensorielle de l’effet de l’art. Un des enjeux majeurs de cette pensée critique consiste à intégrer les domaines cognitif et affectif.

     

     La pensée somatique : Destinée à contrer les nouvelles articulations de la barbarie qui menacent la vie dans nos sociétés, la sémiotique débouche sur une herméneutique matérielle qui prône une incorporation du domaine cognitif. Le modèle esthétique qui s’en dégage emprunte au régime de l’intermittence, du mélange, de l’inconnaissable, critiquant la notion de limites, ou de sens des limites, dans l’art. Le matérialisme de cette pensée somatique soutient l’idée que l’art peut transformer de la signification en expérience du sensible. L’effet de l’art, conçu comme un impératif éthique, est ainsi appréhendé comme une rencontre du soi et de l’autre.

     

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    EC : LITTÉRATURE GÉNÉRALE ET COMPARÉE

     

     

    Martine MATHIEU-JOB (Université Bordeaux 3)

    Martine.Job@u-bordeaux3.fr

    13-18 mars

     

     

    « Les écrivains francophones issus du Maghreb et l’imaginaire de la langue »

     

     

    Si la caractérisation de « francophones » autorise à rapprocher des auteurs dont la langue d’écriture est le français, il s’en faut de beaucoup que le rapport à cette langue soit vécu et travaillé de façon similaire par tous. Les paramètres varient d’une aire francophone à une autre, d’une génération à une autre, d’un univers créatif à un autre.

     

    Pour l’aire maghrébine sur laquelle se concentre le corpus du séminaire, l’accent a souvent été mis sur le poids de l’histoire. Des essayistes aussi bien que des écrivains issus de cet espace géopolitique et culturel ont pointé les conséquences douloureuses pour eux de l’imposition d’une langue de colonisation (le sociologue et écrivain tunisien Albert Memmi, les écrivains algériens Malek Haddad ou Kateb Yacine, le psychanalyste martiniquais exerçant en Algérie Frantz Fanon…). Des théories littéraires récentes axent aussi leur approche des littératures émanant des anciens territoires coloniaux autour de cet élément déterminant pour la création littéraire qu’a constitué la colonisation (théorie postcoloniale anglo-saxonne par exemple, désormais vulgarisée dans les études francophones).

     

    Cependant, même pour certains écrivains maghrébins francophones des premières générations, la question linguistique a pu se vivre dans la sérénité, surtout lorsque l’acquisition du français ne se faisait pas au prix de la perte de la langue maternelle (par exemple pour le Kabyle Mouloud Feraoun ou les Marocains Driss Chraïbi et Abdelkébir Khatibi…). Les écrivains des générations ultérieures ont a fortiori engagé une relation déculpabilisée au français, en le pliant à des exigences poétiques spécifiques (Assia Djebar, Leïla Sebbar, Salim Bachi…). Les itinéraires d’une génération actuelle d’écrivains vivant entre les pays, les langues et les cultures (Fouad Laroui, Rosie Pinhas Delpuech…) accentuent encore la liberté de leur rapport à la langue d’écriture, de plus en plus fondée sur des stratégies stylistiques inventives et différenciées.

     

     

    Références critiques :

    ASHCROFT, Bill, GARETH Griffiths, TIFFIN, Helen, L’Empire vous répond. Théorie et pratique des littératures post-coloniales, traduit de l’anglais par Martine Mathieu-Job et Jean-Yves Serra, Pessac, Presses Universitaires de Bordeaux, « Sémaphores », 2012 (éd. originale London, Routledge, 2002).

    FANON, Frantz, Peau noire, masques blancs, Paris, Seuil « essais », 2015 (1ère éd. 1952)

    GAUVIN, Lise, L’écrivain francophone à la croisée des langues, Paris, Karthala, 2000.

    GLISSANT, Édouard, Introduction à une poétique du divers, Paris, Gallimard, 1995.

    KASSAB-CHARFI, Samia (dir.), Altérités et mutations dans la langue. Pour une stylistique des littératures francophones, Louvain-La-Neuve, Academia-Bruylant, « Au cœur des textes », 2010.

     

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    UNITÉ D’ENSEIGNEMENT ANTHROPOLOGIE DES ARTS, DES LANGUES, DES INSTITUTIONS

     

     

    EC : LOGIQUES SOCIALES ET INVENTIONS POLITIQUES DU CONTEMPORAIN

     

     

    Odonel PIERRE-LOUIS (ENS Port-au-Prince)

    odonelpierrelouis@yahoo.fr

    1-8 mai

     

     

    « Humanitaire et politique en Haïti »

     

     

    Le séminaire compte plusieurs objectifs :

     

    1. Analyser le topos discursif de l’émancipation de l’autre.

    2. Comprendre le rapport du développement entremêlé d’action humanitaire et de politique en Haïti.

    3. Analyser la situation post-séisme en Haïti en relation à l’humanitaire et ses institutions de sauvetage (ONG, OING, OI par exemple).

    4. Permettre aux étudiants chercheurs de réaliser un travail de terrain relatif à l’un de ces axes en Haïti.

     

    En cela, un ensemble de Thématiques principales ou axes de travail théorique et pratique seront abordés :

     

    1. Humanitaire, développement et ONG

    2. Aide, assistance, dette et dons ;

    3. Politique, pitié, compassion

    Méthodologie d’enseignement : Cours magistraux et exposés des étudiants.

     Évaluation : exposés et compte rendu de lecture ou filmographique : 40% ; Travail final : 50% ; Participation et présence : 10%.

     

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    Matthieu RENAULT (Paris 8)

    matthieu.renault@gmail.com

    19-24 juin (ou en mai)

     

     

    « Politiques de la géophilosophie : capitalisme et colonialisme »

     

     

    En 1991, dans Qu’est-ce que la philosophie ?, Gilles Deleuze et Félix Guattari introduisent le concept de géophilosophie. Si ce concept apparaît tardivement chez Deleuze, on peut montrer que sa genèse traverse toute son œuvre, depuis ses réflexions sur « les causes et raisons des îles désertes » jusqu’à ses thèses sur l’Athènes classique, en passant par ses travaux sur l’empirisme et la littérature américaine. Dans Logique du sens (1969), il déclare déjà : « Quand on demande "qu’est-ce que s’orienter dans la pensée ?", il apparaît que la pensée présuppose elle-même des axes et des orientations d’après lesquelles elle se développe, qu’elle a une géographie avant d’avoir une histoire, qu’elle trace des dimensions avant de construire des systèmes ». Mais s’il ne cesse de les présupposer, Deleuze n’interroge nulle part réellement les conditions matérielles, historiques et juridiques d’une telle (dé)territorialisation de la pensée philosophique. Ce cours se propose de tracer l’esquisse d’une généalogie politique de la géophilosophie en révélant la scène capitaliste et coloniale qui a sous-tendu sa fabrique depuis la découverte du Nouveau monde au moins.. À cette fin, nous nous centrerons sur quelques séquences historico-philosophiques clés : l’émergence de la philosophie hollandaise (Grotius, Spinoza) à l’ère de l’expansion mercantiliste et coloniale incarnée par la Dutch East India Company ; la genèse de l’empirisme (Locke, Hume, Berkeley) puis de l’utilitarisme (Bentham, Mill) en relation avec la construction de l’empire britannique, de l’Amérique du Nord et la Caraïbe à l’Inde ; la formation d’une géo-philosophie du droit (Schmitt) dans le contexte de l’ascension et de la chute du nazisme, et de l’effondrement de l’ordre impérialiste-eurocentré du monde.

     

     

    Indications bibliographiques :

    Gilles Deleuze et Félix Guattari, Qu’est-,ce que la philosophie ?, Paris, Éditions de Minuit, 2014.

    Uday S. Mehta, Liberalism and Empire : A Study in Nineteenth-Century Liberal thought, Chicago, University of Chicago Press, 1999.

    Simon Schama, L’embarras de richesses : une interprétation de la culture hollandaise au siècle d’Or, Paris, Gallimard, 1991.

    Carl Schmitt, Le nomos de la Terre, dans le droit des gens du Jus publicum europaeum, Paris, PUF, 2012.

     

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    EC : LITTÉRATURES FRANÇAISE ET FRANCOPHONES
     

     

    Christiane N’DIAYE (Université de Montréal)

    christiane.ndiaye@umontreal.ca

    1-8 mars

     

     

    « Poétiques hybrides : lectures critiques du texte littéraire haïtien du XIXe »

     

     

    Objectifs  : L’hypothèse de recherche proposée est que l’esthétique du réalisme merveilleux dont a tant fait état (et sans doute abusivement) la critique étrangère n’est en fait qu’une des modalités des diverses poétiques hybrides qui caractérisent le texte littéraire haïtien en prose depuis ses origines. En effet, dès le XIXe siècle, il s’opère une hybridation des genres de la littérature orale et ceux de la tradition écrite, une rencontre de deux formes de hiérarchie littéraire qui donne naissance à une littérature d’une grande originalité. Toutefois, en l’absence d’une poétique des genres de la tradition orale haïtienne, cette originalité a généralement été mal reçue : la critique y voyait surtout des maladresses et des défauts dans la structure et le style des œuvres. La théorie littéraire actuelle nous permet cependant de relire aujourd’hui ces textes autrement et de réévaluer les jugements de valeur qui ont pesé lourdement sur la littérature haïtienne du XIXe.

     

     Dans ce séminaire, on examinera trois formes particulières des poétiques hybrides qui font leur apparition dès les débuts de la littérature haïtienne écrite en langue française, soit : a) la prose romanesque qui emprunte certaines des caractéristiques esthétiques du conte merveilleux (Ignace Nau) ; b) l’hybridation du romanesque et de l’épique (Émeric Bergeaud) ; et c) le passage à l’écrit de « l’audience » (ou « la lodyans ») haïtienne (Justin Lhérisson).

     

     Il s’agira donc de s’interroger sur cette poétique des genres hybrides en s’appuyant sur des notions théoriques empruntées à la poétique des genres, à la sociocritique et à la sémiotique mais aussi aux théoriciens qui se sont intéressés plus particulièrement à la question de « l’oraliture » dans de contexte spécifique des Caraïbes. Car ces poétiques hybrides ne relèvent pas seulement d’une réinvention des genres littéraires mais aussi des processus de textualisation des discours sociaux.

     

     

    Indications bibliographiques :

    Jacques-Stéphen Alexis, « Où va le roman », Présence africaine, No. 13, avril-mai 1957, p. 81-101.

    ------------, « Du réalisme merveilleux des Haïtiens », Présence africaine, No. 8-10, juin-nov. 1956, p. 245-271.

    ------------, « Florilège du romanesque haïtien », Étincelles, mai-juin 1984, p. 13-21.

    Marc Angenot, « Que peut la littérature ? Sociocritique et critique du discours social » dans La

     Politique du texte. Enjeux sociocritiques. Presses Universitaires de Lille, 1991, pp. 9-27.

    ----------, « Pour une théorie du discours social », Littérature, No. 70, mai 1988, pp. 82-98.

    Georges Anglade, « Les Lodyanseurs du Soir : il y a 100 ans, le passage à l’écrit », Écrire en pays assiégé. Haïti : writing under siege, (Marie-Agnès Sourieau et Kathleen Baluntansky, dir.,), Amsterdam/New York, Rodopi, 2004.

    ----------, Leurs jupons dépassent, Montréal, CIDIHCA, 2000.

    ----------, Le rire haïtien, Educa vision, 2006.

    Mikhaïl Bakhtine, Esthétique et théorie du roman, Paris, Gallimard, 1978.

    Mimi Barthélémy, Haïti conté, Genève, Editions Slatkine, 2004.

    Roland Barthes, Leçon, Paris, Seuil, 1972.

    Émeric Bergeaud, Stella, Paris, E. Dentu, 1859 ; Genève, Éditions Zoé, 2009.

    Dominique Budor et Walter Geerts (dir.), Le texte hybride, Paris, Presses Sorbonne nouvelle, 2004, p. 12-24.

    Édouard Glissant, « Lieu clos, parole ouverte », Poétique de la relation, Paris, Gallimard, 1990, p. 77-89.

    Justin Lhérisson, Zoune chez sa ninnaine, Port-au-P., Petite bibliothèque haïtienne, 1953 [1905].

    ------------, La famille des Pitite-Caille, Port-au-Prince, Imprimerie des Antilles, 1963 [1905].

    Bernard Mouralis, Les contre-littératures, Paris, Presses universitaires de France, 1975.

    Ignace Nau, Isalina ou une scène créole, Port-au-Prince, Éditions Choucoune, 2000.

    Christiane Ndiaye, « Quelques impasses du discours de la critique littéraire du XIXe siècle », Relire l’histoire littéraire et le littéraire haïtiens, Presses nationales d’Haïti, 2007, p. 461-475.

    ------------, « Présentation : Le populaire, l’oralité, et la littérarité », Palabres, « Enjeux des genres populaires dans les littératures francophones d’Afrique subsaharienne, du Maghreb et de la Caraïbe », Vol. XI, no. 1, automne 2009, pp. 7-15.

    ------------, « Stella d’Émeric Bergeaud : une écriture épique de l’histoire », Itinéraires. Littérature, textes, cultures, « Caraïbe et océan Indien. Questions d’histoire », Véronique Bonnet, Guillaume Bridet et Yolaine Parisot (dir.), Vol. 2, 2009, p. 19-31.

    Régine Robin, « Pour une socio-poétique de l’imaginaire social » dans La Politique du texte, 1991,

      pp. 95-121.

    ------------, « De la sociologie de la littérature à la sociocritique de l’écriture ou le projet sociocritique », Littérature, No.70, mai 1988, pp. 99-109.

    Jean-Marie Schaeffer, Qu’est-ce qu’un genre littéraire ?, Paris, Seuil, 1989.

    Gary Victor, Chroniques d’un leader haïtien comme il faut. Les meilleures d’Albert Buron, Montréal, Mémoire d’encrier, 2006.

     

     

    Plan du séminaire : Jeudi 2 mars, 14h – 17h : Introduction générale ; questions de représentation et d’esthétique (Barthes, Bakhtine, Angenot) ; Vendredi 3 mars, 14h – 17h : poétique des genres et hybridation (Schaeffer, Budor & Geerts) ; Samedi, 9h – 12h : l’hybride : roman et conte merveilleux : Isalina  ; Lundi 6 mars, 14h – 17h : la poétique épique de Bergeaud : Stella  ; Mardi 7 mars, 14h – 17h : « poétique de la lodyans » : Anglade, Justin Lhérisson.

     

     

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    EC : LITTÉRATURES DU MONDE

     

    Andrée-Anne KEKEH-DIKA (Paris 8)

    aakekeh@univ-paris8.fr

    03-08 juillet

     

    « La Harlem Renaissance, poétique du surgissement (littératures et arts visuels) »

     

     

    A l’heure où semble poindre un regain d’intérêt pour la période dite de la Harlem Renaissance / Renaissance de Harlem*, il s’agira de réinterroger l’impact de ce moment majeur sur les modes d’expression et les pratiques artistiques afro-américaines, sur le « nouvel internationalisme » et les traductions artistiques qui ont en découlé (Locke 1925). Traditionnellement limitée à la décennie allant de la première guerre et la crise économique de 1929), cette « renaissance » va, selon un certain nombre d’historiens (Huggins 1976), bien au-delà de cette périodisation. Alain Locke et d’autres ont montré que cette décennie étaitmalgré tout le point de surgissement (surge) d’un « neuf » qui s’est décliné de multiples façons (New Negro, New metropolis, new age, new mind, new psychology, new order), un « neuf » qui s’est manifesté aussi comme étant une sortie symbolique, créative, un jaillissement « iconoclaste » du carcan des stéréotypes anciens et des formulations figées (Locke 1925). Ce séminaire souhaite explorer quelques-unes des formes et expressions plurielles de ce surgissement, la nature de ces nouveaux lieux imaginés ou réels, de cette créativité renouvelée dont Harlem fut l’un des creusets. Notre réflexion se mènera à partir d’un corpus de textes littéraires (Countee Cullen, Langston Hughes, Zora Neale Hurston, Nella Larsen, Jessie R. Fauset, Claude McKay, Jean Toomer) et/ou discursifs ( W.E.B DuBois, Marcus Garvey, Alain Locke, Arthur Schomburg) et d’objets picturaux (Archibald Motley, Aaron Douglass, Sargent Johnson, Jacob Lawrence).

     

    *Voir l’exposition récente « Color Line » Musée du Quai Branly (automne 2016)

     

    Éléments bibliographiques :

     

    Baker, Houston. Modernism and the Harlem Renaissance. Chicago : The University of Chicago Press, 1987.

    DuBois, W.E.B. The Souls of Black Folk. [1903] New York : Signet Classic, 2012.

    Foucault, Michel. La pensée du dehors. Paris : Fata Morgana, 1966.

    Harlem Renaissance : Art of Black America. Catalogue d’exposition. Intro. Mary Schmitt Campbell, essays by David Driskell & al. Harlem, New York : The Studio Museum, 1994.

    Hayward Gallery, Institute of International Visual Arts. Catalogue d’exposition.  Rhapsodies in Black, Art of the Harlem Renaissance. Berkeley : University of California Press, 1997.

    Huggins, Nathan. Harlem Renaissance. New York : Oxford University Press, 1971

    Huggins, Nathan. Voices from the Harlem Renaissance. [1976] New York : Oxford University Press, 1995.

    Raynaud, Claudine, dir. La Renaissance de Harlem et l’Art Nègre, vol. IV. Paris : Michel Houdiard Editeur, 2013.

     

     

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    UNITÉ D’ENSEIGNEMENT PHILOSOPHIE ET RÉCEPTIONS CRITIQUES DU PRÉSENT

     

    EC : PHILOSOPHIE ET RÉCEPTIONS CRITIQUES DU PRÉSENT

     

    Thomas RODRIGUE (ENS Haïti)

     

    thomlr2013@yahoo.fr

     

    dates en attente

     

     

     

     

    « L’impensé du populisme : vers une pensée de la plèbe « 

     

     

     

     

    Lorsqu’on considère des événements et écrits récents consacrés au « phénomène de populisme » dans le monde, on reconnait que cette catégorie jouit d’un regain percutant d’actualité. Le phénomène redouble d’énergie, avec l’ascension, un peu partout, au pouvoir ou à la candidature au pouvoir des « outsiders »de milieux politiques traditionnels qualifiés de populistes, qu’ils soient de gauche ou de droite (extrême droite). Ainsi, il devient courant de qualifier de populiste différentes pratiques sans aucun égard à la chose désignée. Des mouvements nationalistes en Europe, xénophobes ou contestataires de politiques d’austérité et non démocratiques, sont étiquetés de populistes. L’invocation récurrente du terme pour critiquer des mouvements de contestation politiques issus de tendances opposées, dans le cadre des mutations de la géopolitique mondiale, le fait bénéficier d’un nouveau regard. On s’intéresse ici à ces lectures qui traquent les impensés du phénomène et cherchent à ébaucher des traces nouvelles d’une pensée de la plèbe. Dans la même veine, s’observe, depuis les élections de 2010, une tendance politique qui semble inaugurer, en ce début du XXIe siècle, l’irruption sur l’échiquier politique haïtien d’un populisme de droite (extrême). On se propose d’y jeter les linéaments d’une première analyse. Quelles sont donc les formes de ses manifestations ? Quels liens suggère-t-elle d’établir avec d’autres expressions récentes du populisme dans le monde ?

     

    Stratégie d’apprentissage :

    Cours magistral, suivi d’exposés sur textes choisis.

     

    Plan du cours

    Partie I. Exposé conceptuel de la catégorie de populisme (textes et positions fondamentaux, évolution de l’analyse du phénomène) ; références générales.

    Partie II. Rappel historique des tendances ou expressions de populisme (contexte, formes et manifestations) ; références générales.

    Partie III. Tendances politiques haïtiennes du populisme (le cas Aristide à la lumière de l’ouvrage La séduction populistede Jean Alix René ; et de Radiographie du pouvoir Lavalas de Jean-Claude Jean et de Marc Maesschalck ; esquisse d’analyse d’un populisme de droite)

    Partie IV. Parti pris et défis du populisme : réflexion pour une pensée de la plèbe (à expliciter)

     

     

    Évaluation :

    Essai de 15 pages appuyé sur des recherches précises à la lumière de lectures proposées. 

    0 Étudiants de littérature, Lecture et analyse de récits :

    Justin Lhérisson, La famille des Pitite Caille, Port-au-Prince : Fardin,

    Fréderic Marcelin, Thémistocle Epaminondas Labasterre, Port-au-Prince : Fardin,

    Jean-Claude Fignolé, Moi, Toussaint Louverture, Montréal : Plume et Encre, 2004.

    Gary Victor, Sonson Pipirit, ou profil d’un homme du peuple, Port-au-Prince : Deschamps, 1989.

    0 Étudiants de philosophie, Recension et Analyse de discours

    Le phénomène « Bandit légal ».

    Peuple, population et masses populaires dans le discours récents de partis en Haïti. 

    Peuple, nation, classe dans les discours politiques récents haïtiens.

    La notion de « pèp souvren » : conceptualisation historique et discursive.

    Perception étudiante des savoirs à l’UEH : regards sur de pratiques et discours récents.

    « Techniques et politiques » discours politique et médiatique haïtien : qui est technique ? qui est politique ?

    Colorisme et populisme ?

    Médias et fabrication de personnages politiques.

    Faire « social » : l’émergence de personnages ambigus.

    Les références controversées aux fondateurs Dessalines et Pétion.

     

    Références bibliographiques indicatives

     

    Sur le Populisme

     

    BERNS Thomas, CARRE Louis (ss. dir.), 2013, Noms du peuple, Revue Tumultes #40, éditions Kimé, Paris.

    BALIBAR Etienne (prés), 2013, Populisme et contre-populisme, Revue Actuel Marx # 54, PUF.

    COLLIOT-THELENE Catherine, 2014, Peuples et populisme, PUF.

    CRITIQUE (revue), 2012, Populismes, # 776-777

    DUPUY Roger, 2002, La politique du peuple. Racines, permanences et ambiguïtés du populisme, Albin Michel, Paris.

    HECTOR Michel, 2000, Crises et mouvements populaires en Haïti….. Michel Hector, CIDIHCA, Canada.

    HERMET Guy, 2001, Les populismes dans le monde. Une histoire sociologique XIXe – XXe siècle, Fayard, Paris

    JEAN Jean-Claude et MAESSCHALK Marc, 1999, Transition politique en Haïti. Radiographie du pouvoir Lavalas, L’Harmattan.

    LACLAU Ernesto, 2008 (trad. angl.), (original : 2005), La raison populiste, Seuil, Paris.

    RENE Jean Alix, 2003, La séduction populiste. Essai sur la crise systémique haïtienne et le phénomène Aristide, Port-au-Prince : Deschamps. 

    RIOUX Jean-Pierre (s. l. d.), 2007, Les populismes, Presse de la Fondation nationale des sciences politiques et Perrin, Paris.

     

    Articles de presse 

    Robert Anne-Cécile, « La gouvernance contre la démocratie. De l’art d’ignorer le peuple », Le Monde diplomatique, octobre 2016, p. 3,

    Daumas Cécile, (interview), Butler Judith : Un populisme de gauche doit conduire à une démocratie radicale, Libération, 20 janvier 2017.

     

    Etat-nation, démocratie, mouvements populaires

     

    BALIBAR Etienne (coord), 2005, Le racisme après les races, Revue Actuel Marx # 38, PUF.

    Voir l’intervention d’E. BALIBAR« Europe : crise et fin ? », publiée le 24 mai 2010 sur le site Mediapart, suivie par son discours à l’Université Panteion d’Athènes le 14 juin 2010 (édition française dans Les Temps Modernes, avril-Juin 2013, n° 673, pp. 128-151 : « Réflexions sur la crise européenne ». E. BaLiBar, Europe : l’impuissance des nations et la question « populiste ». Document téléchargé depuis www.cairn.info - Université des Antilles - - 194.199.98.66 - 16/02/2015 17h33. © Presses Universitaires de France

    COLLIOT-THELENE Catherine, 1992, Le désenchantement de l’Etat. De Hegel à Max Weber.

    HABERMAS Jürgen, 2000, Après l’Etat nation. Une nouvelle constellation politique, Fayard,

    RANCIERE Jacques, 2005, La haine de la démocratie, La fabrique éditions.

    SINTOMER Yves, Max Weber, La démocratie impossible…..

    SMARTH Luc, 1998, Les organisations populaires en Haïti... Presses de Bois Caïman).

    MARX Karl, 1967, Les Luttes de classes en France (1848-1850), Paris, éditions sociales.

    MARX Karl, 2007, Le 18 Brumaire de Louis Bonaparte, Paris, GF Flammarion.

    KOSELLECK Reinhart, 1997, L’expérience de l’histoire, Gallimard/Le Seuil,

    MOSSE Claude, 1971, Histoire d’une démocratie : Athènes, Seuil, 

    OLIVIER Nay, Histoire des idées politiques, Armand Colin.

     

    Rationalité

     

    HORKHEIMER Max et ADORNO Theodor, 1974, La dialectique de la raison, tel Gallimard.

    WEBER Max, 2000, L’éthique protestante et l’esprit du capitalisme, Champs Flammarion.

     

    *****

     

     

    Orazio IRRERA

    o.irrera@gmail.com

    03-08 avril

     

     

    « Foucault, l’alèthurgie et la critique de l’idéologie »

     

     

    Dans son cours de 1980 Du gouvernement des vivants, Foucault affirme qu’il n’y a pas d’exercice du pouvoir sans manifestation de la vérité, plus particulièrement sans qu’une vérité ait à manifester sa force dans la forme de la subjectivité, ce qu’il désigne par la notion d’« alèthurgie ». Afin de mieux caractériser sa perspective, Foucault tient néanmoins à préciser que, chaque année, dans chacun de ses Cours, il n’a jamais cessé d’insister sur son refus d’analyser la pensée, le comportement et le savoir des hommes en termes d’idéologie. Cette position tenace laisse apparaître en pointillé un parcours critique qui traverse souterrainement son enseignement. Ainsi, ce cours se propose, d’une part, d’explorer la multiplicité des enjeux et des références théoriques sous-jacentes aux critiques de l’idéologie que Foucault développe tout au long de son parcours de recherche, et, d’autre part, de repérer à la base de cette opposition entre idéologie et alèthurgie deux perspectives différentes sur les rapports entre la force du vrai et la subjectivation.

     

    Indications bibliographiques :

    M. Foucault, L’archéologie du savoir, Paris Gallimard 1969

    M. Foucault, Surveiller et punir. Naissance de la prison, Paris Gallimard 1975

    M. Foucault, La société punitive. Cours au Collège de France. 1972-1973, Paris Seuil /Gallimard 2013

    M. Foucault, Du gouvernement des vivants. Cours au Collège de France. 1979-1980, Paris Seuil /Gallimard 2012

    M. Foucault, Subjectivité et vérité. Cours au Collège de France. 1980-1981, Paris Seuil /Gallimard 2014

     

     *****

     

    Gabriel MONNETTE

     

    http://umontreal.academia.edu/GabrielMonette

    10-15 avril 2017

     

    « Philosophie politique de la liberté »

     

    *****

     

     

    ATELIER-LABORATOIRE IDEFI-CRÉATIC "PÉDAGOGIES DE LA TRACE"

     

    EC : FORMES ET FIGURES DU SENSIBLE

    EC : LITTÉRATURES FRANÇAISE ET FRANCOPHONES

     

     

    7 – 16 juin 2016

     

     

     

     

    Stéphane DOUAILLER (Paris 8), douailler@gmail.com

     

     

    Françoise SIMASOTCHI – BRONES (Paris 8), fsimasotchi@gmail.com

     

     

     

    INFORMATIONS : http://idefi-creatic.net/wp-content/uploads/AteliersCREATIC_2016-web.pdf

     

     

     

     *****

     

     

    Sous réserve :

     

    Pierre-François MOREAU (ENS Lyon)

    moreau.pf@free.fr

    « Le matérialisme et son histoire »

     

    *****

    Anne LAGNY (ENS Lyon)

    anne.lagny@ens-lyon.fr

    « Littérature allemande »

     

    *****

     

     

     

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