Eric-John RUSSELL

Docteur en philosophie de l’Université Kingston Londres et Maître de langue
Membre associé du Groupe européen de recherches philosophiques transdisciplinaires (LLCP-Paris 8)
Rédacteur en chef de la Marx & Philosophy Review of Books.

 
Les champs d’étude et de recherche d’Eric-John Russell sont l’idéalisme allemand, le marxisme hégélien et la théorie critique de l’école de Francfort.
Sa thèse de doctorat rédigée sous la direction de Peter Osborne à l’Université Kingston et soutenue en 2019, Why Everything Is as It Seems : Hegelian Speculation in Guy Debord’s Concept of the Society of the Spectacle a été publiée en 2021 aux éditions Bloomsbury avec une préface d’Étienne Balibar [Lien sur le site de la Maison d’édition] [Lire la préface et l’introduction].
La recherche porte sur l’œuvre du marxiste français d’après-guerre Guy Debord, auteur de La Société du Spectacle et théoricien de premier plan de l’Internationale Situationniste, et plus particulièrement sur la pensée hégélienne à l’œuvre et sur la façon dont l’œuvre de Debord reste une extension non reconnue des idées de la théorie critique telle que développée par Adorno.
Au cœur de la théorie du spectacle de Debord se trouve une alogie de la commensurabilité, une identité et une différence entre le sujet et l’objet, la production et la consommation, l’état et l’économie, le spectateur et le spectacle. Historiquement fondé sur le principe de l’échange de marchandises qui reproduit sans l’éteindre la distinction qualitative de l’activité humaine et de ses produits dans une relation d’égalité abstraite, le spectacle est pour Debord une structure sociale d’unité-séparation, modelée sur des éléments de la phénoménologie de l’esprit et de la science de la logique de Hegel, qui donne une vérité spéculative et une identité aux dualités et antinomies apparentes, notamment entre l’essence et l’apparence. C’est la nature spéculative du spectacle. Sa logique autonome et réifiée donne crédit aux multiples phénomènes sociaux que, dans son livre, Debord décrit avec une continuité critique et conceptuelle sous la catégorie multivalente du spectacle comme une forme particulière de domination sociale qui s’est développée au sein du capitalisme du 20e siècle. L’ensemble de la recherche éloigne Debord des discours dans lesquels il se situe normalement, tels que les études sur les médias et l’histoire de l’art d’avant-garde, et examine plutôt son travail dans la lignée de l’idéalisme allemand, de l’hégélianisme de gauche et du marxisme hégélien.
 
Télécharger CV complet